Le miel du Boulkiemdé

Koudougou, le pays où coule le lait et le miel

(voir aussi : Le lait du Boulkiemdé)

Ce miel, très apprécié, se trouve dans un grand nombre de boutiques d’alimentation générale du Burkina Faso. Il est moins cher que le miel importé (apparemment le miel européen ne profite pas de subvention, ni à la production, ni à l’exportation).

Il est très apprécié, notamment parce qu’il n’a pas cette odeur de brûlé qu’ont trop de miel produit de façon traditionnelle. Il est commercialisé par le Centre de promotion apicole de Koudougou, qui est l’oeuvre de l’association WEND PUIRE de Koudougou.
Ce centre a pour slogan : « L’apiculture moderne au Burkina Faso » (apiculture : l’art d’élever des abeilles – pour en retirer le miel).

Ce centre veut promouvoir une apiculture moderne au Burkina Faso. Pour cela, il offre :

  • des formations théoriques : L’équipe de formateurs de WEND PUIRE vous accueille dans ses locaux pour des formations à la carte. Elle cherche avec vous des solutions adaptées à vos questions et à vos besoins.
    WEND PUIRE accompagne également la production par des suivis sur le terrain.
  • des équipements pour produire mieux :
    Depuis 2004, WEND PUIRE a favorisé la création d’une Unité de Fabrication d’Equipement et de Matériel Apicole (en abrégé UFEMA). Son objectif est de fournir des équipements apicoles adaptés aux réalités du Burkina Faso à des prix réduits. On y trouve des ruches modernes, des ruche Keniane, des enfumoir, des combinaisons…
  • Un traitement moderne du miel brut en garantissant la préservation de toutes les qualités du miel : qualités gustatives et thérapeutiques.

« Avec WEND PUIRE,
c’est la garantie d’un miel naturellement vitaminé »

Le centre travaille aussi à la promotion du reboisement et de la protection des forêts. C’est une priorité vitale pour WEND PUIRE et pour le développement d’une activité apicole moderne au Burkina Faso.

Le Centre développe également les soins à base de miel, essentiellement sur les plaies. Il fabrique aussi des bougies 100 % pure cire d’abeille. Il édite des fiches « cuisine », « santé »…

Pour contacter l’Association WEND PUIRE, ou le Centre de Promotion Apicole de Koudougou :

B.P. 153 – Koudougou

Tél. : (226) 70 24 04 56  /  70 28 56 03

E-mail : cpack.bf@laposte.net

Le Restaurant Atypique de Koudougou

La terrasse du Restaurant Atypique

La terrasse du Restaurant Atypique

Pourquoi ce restaurant s’appelle-t-il Atypique. Ce nom est un clin d’oeil aux « Nuits Atypiques » de Koudougou ! Ces nuits, qui cette année, en 2015, fêtent leur 20ème anniversaire. Mais plus sérieusement, ce restaurant est atypique en ce sens que nous avons choisi de ne servir que des plats préparés à partir de produits burkinabè, ou de l’Afrique de l’Ouest. C’est ainsi que nous ne servons pas de macaronis, ni de couscous à base de farine de blé. Par contre vous y trouverez du couscous de fonio, garanti sans gluten. Très bon également pour les diabétiques. Vous y trouverez également l’excellent riz burkinabè « Grain d’Or ». Excellent pour le riz gras au sumbala, comme pour le riz sauce à la pâte d’arachide, ou au gombo…

Au menu du Restaurant Atypique...

Au menu du Restaurant Atypique…

Nos produits laitiers sont également très appréciés. Ils proviennent de la laiterie « Le Lait du Boulkiemdé », de Koudougou. Ses yaourts, son dégué (à base de yaourt et de « grumeaux de petit mil ») sont très appréciés. Quant à son gapal (boisson peule faite à partir de yaourt liquide, farine de petit mil, de gingembre, de  menthe et de sucre) est également très apprécié (à tel points que les clients venus de Ouagadougou repartent avec une ou plusieurs bouteilles de 1,5 litres). Plusieurs femmes qui allaitent sont venues nous dire qu’elles avaient assez de lait pour leur enfant depuis qu’elles consommaient régulièrement du gapal, alors qu’auparavant elles en manquaient.

Riz burkinabè Grain d'Or servi au Restaurant Atypique

Riz burkinabè Grain d’Or servi au Restaurant Atypique

Les amateurs de boissons fraîches, notamment les amateurs de bière (mais aussi les amateurs de bissap, de téédo – à partir du fruit de baobab, communément appelé « pain de singe », ou de jus de maïs) ne seront pas déçus : nous vous servirons dans un joli bock en terre cuite de Tchériba, sorti pour vous du congélateur (qui gardera votre bière bien fraîche). Des chips de maïs vous seront également proposées.

Pour le reste, venez découvrir par vous même. Le restaurant est proche de l’Université et de la caserne des pompiers. Si vous venez de Ouagadougou, ou du centre ville, prenez la route de Dédougou et suivez les panneaux.

Récemment, la ville, qui est découpée en 10 secteurs, a été balisée avec plus de précision. Des numéros de rues ont été définis ainsi que des numéros pour chaque concession. Vous trouverez le Restaurant Atypique au 8.44 464 (secteur 8, rue 44, portail 464).

A très vite de vous y accueillir !

Le lait du Boulkiemdé

Koudougou, le pays où coule le lait et le miel

(voir aussi Le miel du Boulkiemdé )

En 2004, les femmes peules (éleveurs traditionnels) transformaient le lait en poudre importé de l’Europe.

Créée en 2005, la laiterie du Boulkiemdé à Koudougou compte 16 salariées et une quarantaine de femmes supplémentaires dans les villages voisins. Ses produits laitiers sont très appréciés, notamment le gapal : une boisson peule faite à partir de yaourt liquide, de farine de petit mil, de gingembre, de menthe et de sucre.

La laiterie du Boulkiemdé à Koudougou

En mai (2005), nous écrivions : « Vu l’enthousiasme de ces femmes à l’idée de transformer à nouveau du lait produit localement et l’intérêt des éleveurs à pouvoir commercialiser du lait toute l’année, nous nous sommes décidés à appuyer cette association de femmes pour qu’elles puissent mettre en place une laiterie sur la ville de Koudougou. Cette laiterie devrait pouvoir commercialiser du lait pasteurisé, du dégué et des yaourts. Nous nous appuierons sur les radios locales pour aider les consommateurs à se détourner du lait importé pour se tourner vers le lait frais et les produits locaux. »

Depuis le 20 juillet, nous pouvons dire que la mini-laiterie de Koudougou est née. Elle s’appelle :  » Le lait du Boulkiemdé  » ou, en fulfuldé, « Kosam wuro men ».

Elle transforme chaque jour, en moyenne, 60 à 70 litres de lait par jour. C’est encore modeste. Mais la laiterie doit faire face au produits fabriqués à partir du lait en poudre importé. Les clients sont unanimes à dire que les produits marqués « Lait du Boulkiemdé » sont meilleurs que les produits fabriqués à partir de lait en poudre importé, mais ils ne sont pas tous prêts à payer plus cher. Or, le lait local rendu à la laiterie est venus par les éleveurs à 300 F le litre.

Nous nous sommes rendus compte que la moindre petite boutique de produits alimentaires qui possède un réfrigérateur commercialise des yaourts fabriqués à partir de lait en poudre. Le plus souvent, ces yaourts sont fabriqués par le boutiquier lui-même ou par sa famille. Le yaourt est vendu dans des sacs en plastiques fermés par une simple ficelle, sans étiquettes. Comme le litre de lait reconstitué à partir de lait importé revient à environ 200 F, ces yaourts sont vendus le plus souvent moins chers que les yaourts de la nouvelle laiterie « Le lait du Boulkiemdé ».

D’un autre côté, nous profitons du fait que le yaourt est maintenant assez répandu et apprécié dans les villes du Burkina. Le lait pasteurisé est également apprécié, mais sa conservation pose problème. Nous avons dû renoncé à en vendre aux boutiquiers viagra comprar viagra generico. Leurs frigos sont le plus souvent surchargés de différentes boissons, constamment ouverts… si bien que la température interne avoisine les 25 ° C, bien loin des 4 à 6° recommandés.

Nous avons également entrepris un travail en amont, auprès des éleveurs des villages où le lait est collecté. Il s’agit d’améliorer l’hygiène de la traite, la santé des animaux, et proposer quelques actions pour stocker suffisamment de foin pour nourrir quelques vaches durant la saison sèche. A ce niveau beaucoup reste à faire. Cela demandera un investissement conséquent qui fait encore défaut !

En résumé, la laiterie « Le lait du Boulkiemdé » est encore fragile, mais la détermination des femmes peules est forte. La laiterie (vendeuses et collecteurs de lait compris) donne du travail à 16 personnes (certaines à mi-temps) et quelques ressources supplémentaires à près de 40 femmes dans les villages voisins. (d’après un article de 2005)

Aujourd’hui, la laiterie dispose d’une laiterie moderne. Ses produits laitiers sont très appréciés, notamment le gapal : une boisson peule faite à partir de yaourt liquide, de farine de petit mil, de gingembre, de menthe et de sucre.

Koudougou, le 22 novembre 2015
Maurice Oudet